l’autisme
on en parle ?
on perce le mystère ?
on décrypte les signes ?
on passe à l’action ?
Pierre, 34 ans, est une personne autiste qui vit chez ses parents et à leur charge uniquement, comme 240 000 français adultes autistes, sans prise en charge adaptée et spécifique.
La communauté scientifique internationale s’accorde pour dire que l’autisme, en l’état actuel des connaissances, est un trouble neuro développemental qui a une incidence directe sur le fonctionnement de la personne.
L’autisme n’est pas une maladie mais un handicap lourd, très lourd. On naît autiste, on meurt autiste. C’est un trouble très précoce, au stade fœtal, du développement cérébral, qui entraîne une forme de cécité sociale. Une personne autiste ne vit pas dans sa bulle, elle cherche avec difficulté à entrer dans la nôtre.
Comme dans toutes les familles où ce cataclysme s’invite, nous connaissons la souffrance, les galères, l’épuisement, l’absence de prise en charge et surtout l’inquiétude sur l’avenir de nos enfants.
Pour accueillir avec sérieux les personnes autistes, l’association a fait le choix d’implanter le modèle SACCADE. Nos intervenants seront tous formés préalablement et en continu, et bénéficieront d’une supervision d’accompagnement par l’équipe SACCADE en direct du Québec.
un autre regard sur l’autisme, avec Brigitte Harrisson, créatrice de SACCADE, personne autiste.
“L’autisme n’est pas quelque chose que nous avons, c’est ce que nous sommes.
Il fait partie de notre identité. Il faudrait guérir de quoi? De soi?”
“Tout entre par les yeux : si un toucher n’est pas vu et que le cerveau ne peut pas associer une image à la sensation physique ressentie, il ne peut pas être enregistré et cause alors un réel malaise.”
« Je sais qu’un autiste restera autiste toute sa vie.
Cela ne l’empêche pas d’être plus heureux que d’autres qui ne sont pas autistes !
Devenir neurotypique n’est pas pour moi un objectif de vie !
Je sais maintenant que le bonheur se situe entre les deux oreilles »
“L’autisme est un problème de connexions cérébrales dont les effets sont développementaux. Il demande une tout autre gestion de l’information parce que le cerveau fonctionne différemment. L’autiste donne un autre sens au monde mais n’est pas coupé du monde, il est plutôt coupé du sens de l’information qu’il reçoit.”
dessine-moi une vie qui a du sens !
En France, environ 600 000 adultes autistes sont recensés, mais moins de 10% d’entre eux reçoivent un accompagnement spécifique, tandis que 40% vivent encore chez leurs parents. On estime à 100 000 le nombre d’enfants et d’adolescents concernés. Les Troubles du Spectre Autistique (TSA) concernent un peu plus d’1 % de la population.
Aujourd’hui, la connaissance de la structure autistique nous permet d’agir et non plus de réagir, d’aider efficacement chacun à s’épanouir et à progresser en autonomie et gestion de soi. C’est une question de volonté.
Ce que nous voulons :
Complexité de l’autisme
Les adultes autistes dits « sévères » ont de grandes difficultés à initier et à réaliser les actes de la vie quotidienne. Ils se mettent rapidement en danger, et ont besoin d’une surveillance permanente.
Une règle :
Organiser chaque activité, pour chaque personne en particulier

